CFP: Les espaces du sacréde la Renaissance àla Révolution(Troyes Oct 10)

Published on April 20th, 2010

Association Rencontre avec le Patrimoine religieux

Colloque international « Les espaces du sacré de la Renaissance à la Révolution »

Troyes,7 -8- 9octobre2010

L’organisation et l’aménagement des édifices du culte procèdent de la rencontre entre les nécessités des pratiques liturgiques, l’évolution des expressions de l’art et une certaine idée de perfection. Du xvie au xviiie siècle, ces trois critères sont profondément marqués à la fois par la transformation des arts et celle des pratiques religieuses. La redécouverte de l’Antiquité et la mise en ?uvre de la Réforme catholique conduisent, dans toute l’Europe, à la construction d’édifices de culte radicalement nouveaux et au réaménagement de toutes les églises anciennes, presque sans exception.

Les nouvelles orientations de la recherche en France et en Europe ont conduit à porter un regard nouveau sur cette période. Après avoir condamné le « vandalisme ecclésiastique » ou l’« art païen introduit dans le sanctuaire», les historiens ont montré l’originalité des ?uvres produites. Actuellement, les nouvelles orientations historiographiques portent sur la signification de ces ouvres, sur la façon dont elles constituent le reflet d’un espace vécu, d’un espace signifiant.

Le colloque se propose de dresser un bilan des grands axes de recherches en cours à travers l’étude de cinq thèmes clés qui permettent de parcourir l’ensemble de la période moderne dans le champ de l’Europe entière.

Espace(s) et liturgie : Comment les liturgies de l’après concile de Trente ont-elles conduit à imaginer des espaces sacrés radicalement nouveaux ?  Les programmes architecturaux des xvie, xviie et xviiie siècles répondent à de nouveaux impératifs. Il convient de les préciser à la fois par des exemples monographiques et des études transversales à l’échelle d’un type d’église, régulière ou séculière, ou à l’échelle d’un pays ou d’une région.

Mobilier liturgique : Ces mutations sont également marquées par un renouvellement complet du mobilier liturgique : l’autel, le baldaquin et la gloire, la chaire, l’orgue : autant d’éléments dont il convient de préciser la forme et l’usage. On mettra également en évidence la façon dont tous ces éléments entrent en consonance dans des systèmes complets à l’échelle d’un édifice ou d’une de ses parties, son ch?ur notamment.

Systèmes d’images : Les systèmes d’images constituent un autre élément fondamental. La place de l’image est elle aussi transformée. La sculpture et la peinture sont les premières à être désormais sollicitées pour créer, au sein de l’édifice un système d’images cohérent. Outre les éléments nouveaux, comme les retables, on mettra en valeur la permanence des expressions artistiques comme le vitrail, ou d’éléments fonctionnels, comme les jubés, assez tard dans la modernité.

Les créateurs : Les artistes auteurs de ces ?uvres feront l’objet de ce thème d?étude. Les plus grands créateurs participent alors à des chantiers d’architecture religieuse. La place de ces grands artistes, comme Jules Hardouin-Mansart, les frères Slodtz ou encore Victor Louis, pour ne citer que la France, mérite d’être étudiée ainsi que leur rapport spécifique à la commande religieuse.

Déclinaisons européennes : Enfin, ces grands axes, que l’on a souhaité brosser tout d’abord dans le cadre français, doivent être confrontés aux évolutions générales du monde chrétien. Chaque nation affirme en effet ses spécificités dans une déclinaison locale de l’architecture religieuse, catholique ou protestante. On privilégiera l’étude des espaces italiens, ibériques et américains, l’étude du Saint Empire et de l’Angleterre.

Contacts & renseignements :

Dr Mathieu Lours : matlours@club-internet.fr

Dr Olivier Geneste : inventaire.cfg36@yahoo.fr

devront être envoyées AVANT LE 30 AVRIL2010